
En Ile-de-France, le secteur de la chimie, du caoutchouc et des plastiques regroupe
23 470 salariés dans 1 250 établissements. L’Ile-de-France bénéficie de l’implantation de nombreux acteurs du secteur : sièges sociaux, sites de production, centres de recherche.
Entre 1990 et 2007, l’emploi salarié du secteur de la chimie, du caoutchouc et des plastiques a diminué de 55,8 % en Ile-de-France. Le repli est beaucoup plus marqué dans la région que dans le reste de la France où la baisse des effectifs n'a été que de 13,5 %.
Le poids de la seule activité "transformation des matières plastiques" est prépondérant puisque celle-ci représente plus d’un tiers des effectifs (35 %) du secteur.
Les activités connexes à l’industrie du secteur (substitution de matières premières synthétiques à des matières premières naturelles rares, sourcing, recyclage, maîtrise des coûts énergétiques) deviennent cruciales pour assurer la pérennité de l’activité de production industrielle. Cette baisse s’inscrit, en effet, dans un contexte de restructuration forte, de concurrence élevée, de hausse des matières premières indexées sur le cours du pétrole et de l’énergie.
La baisse d’activité de ce secteur est due en partie à la restructuration ou la fermeture de sites situés dans une zone fortement urbanisée. Le recul de l’activité des sites industriels franciliens est une tendance avérée depuis plusieurs années.
Par ailleurs, l’implantation croissante des groupes chimiques au sein de la zone Asie représente une concurrence forte pour les sites européens, notamment dans le domaine de la chimie organique. La pression croissante des donneurs d’ordre dans le secteur du caoutchouc (en particulier pour le secteur automobile) pèse également sur les PME. L’industrie du secteur de la chimie a également subi de lourdes restructurations, liées à une logique financière accrue des grands groupes, à une concurrence mondiale sur les gros tonnages et à des investissements orientés vers la zone Asie. La flambée des cours du pétrole et l’augmentation des couts de transports qui en découle incite les entreprises à se situer près de leur marché. La concurrence exacerbée entre les zones Asie, Europe et États-Unis, accentuée par une parité élevée de l’euro vis-à-vis du dollar, pèsent sur les sites de production à fort tonnage de produits à faible valeur ajoutée.
Le secteur est très fortement réglementé, impliquant des dépenses d’investissements importantes dans les domaines de la sécurité et de l’environnement.

Source: Insee, Estimations annuelles d'emploi

Source: Insee, Comptes régionaux
CHIFFRES CLES 1
| Nombre d’établissements | 1 250 | |
| Dont établissements employeurs | 773 | |
| Taux de création d’établissements | 3,8 % | |
| Nombre de défaillances d’entreprises | 17 | |
| Indice de spécialisation* | 0,47 | |
| Effectifs salariés | 23 471 | |
| Soit 4 % de l’industrie francilienne | ||
| Répartition des salariés par sexe : | ||
| Hommes | 62,9 % | |
| Femmes | 37,1 % | |
| Salaire horaire brut moyen | 25,1 € | |
| Salaire horaire brut moyen masculin | 27,0 € | |
| Salaire horaire brut moyen féminin | 21,6 € | |
| Commerce extérieur** | ||
| Importations | 6 820 M € | |
| Exportations | 3 475 M € | |
1 Source : CLAP (2007), REE (2008), DADS (2007), Direction Générale des douanes et Droits Indirects (2007), Bulletin Officiel D’Annonces Civiles et Commerciales (BODACC 2008)
* Rapport entre le poids du secteur dans l’industrie francilienne et le poids du secteur dans l’industrie française. Si l’indice est supérieur à 1, le secteur est surreprésenté dans la région
** Une réglementation européenne engendre une modification de la diffusion des statistiques en matière d’échange. En effet, l’information sur la masse devient facultative.